RDV 8h dimanche matin…

Et ce fut fait ! 9h tapantes nous sommes sur le parking commun Estévan, Barbette, Buse.

Extérieur matin, soleil, chaleur. 5 personnes, Manuella, Patrice, Erwan, Yohan et Clément enkittent des cordes, plein de cordes et des mousquifs aussi, plein ! C’est notre première virée un peu… Comment dire… Difficile (c’est la réputation de la cavité), longue, sérieuse ? C’est donc avec un peu trop de matos sur le dos que nous rentrons dans la Buse à 9h50, L’équipement de la descente d’entrée et du P18 prennent 45′.

Nous progressons en découvrant quelques merveilles de concrétions par endroits puis de la boue et des étroitures, méandre… Puis une étroiture en particulier, en zig-zag, Yohann puis Manuella passent. Je ne suis pas serein et le virage à droite, mal négocié, me vaut de sentir monter l’angoisse. Erwan m’a dit après que j’étais juste mal placé pour pousser sur mes jambes. Sortis de là on se ré-équipe et on descend le R8 qui nous fait pénétrer la grande salle. Je profite de l’occasion pour lâcher quelques jurons cathartiques bien sentis.

Midi approche, on mange. Je fais un tour de la grande salle, la corde qui remonte pour passer dans la salle d’à côté est là. Au point bas un étron et du PQ vaguement masqués par un caillou me rappelle que je fais parti d’une espèce potentiellement minable de mammifère. La grande salle est occupée par des blocs concrétionnés tombés du plafond, spectaculaire. De plus les cheminées donnent une impression de très grande hauteur et en fait c’est vrai que c’est haut ! Par endroit des bouquets d’excentriques fleurissent.

Nous franchissons le col, arrivé le premier j’attaque directement la montée vers le réseau sup. OK on aurait pu en discuter avant, je suis parti bille en tête sans concertation, à changer. La montée est rendu malcommode par les cordes très glissantes et les fractios parfois un peu raides. Arrivé en haut Yohan me rejoint et on se prend une grosse claque avec les… Comment décrire ce phénomène ? Des aiguilles ? Yohann trouve que ça à l’air organique, comme de gigantesques moisissures, des formes et des structures folles, du transparent, du blanc et du jaune, des fistuleuses en colonnes, bref il faut monter, c’est réellement extraordinaire !

Quand Manuella et Patrice arrivent on descend avec en tête d’équiper la main-courante vers la salle du chat. La corde glissante me fait une petite chaleur en filant un peu vite à mon gout. Manuella et Patrice redescendent.

J’attaque la main-courante fatigué mais motivé. Une manip à la con me fait lâcher ma poignée, elle file au fond du puit du lac… Donc voila le signal, on est claqués, on arrête là. Je descends chercher ma poignée, fichée dans la boue 20m plus bas. Erwan déséquipe la main-courante, je suis raide.

Le retour est calme, on est vannés, l’approche de l’étroiture Z m’angoisse. On fait passer 2 kits mais je n’y tiens plus, il faut que je passe de suite, je respire, je tremble, je me jette et je passe presque facilement, PUTAIN, tout ça pour ça. On enchaine.  Le P18, je déséquipe, laminoir, étroiture, montée, Patrice est resté pour m’aider à sortir le kit enflé de cordes. Il est encore là pour sortir le kit, il est 18h30.

Entre un orage en cours et un en préparation on se déséquipe et on range le bazar. Yohan file et nous on va se jeter un godet à Barjac, la pluie est là.

Plein les pattes et plein les yeux, ça va devenir un motto, c’est très vrai à la Buse. Prochain coup salle du chat et P30. Bonne nuit.

Semaine à venir : Session d’entrainement et réunion mensuelle

Bonjour à tous,

Demain lundi 14 mai c’est SETI, session d’entrainement technique indoor, à Brignon à partir de 18h, Mathieu du CDS30 ( Comité départemental de spéléologie du Gard ) sera là pour répondre à nos questionnements divers et des cordes dans tous les sens mais surtout verticales nous permettrons de passer à l’action. Covoiturage au départ d’Alès ?
Jeudi 17 c’est notre réunion mensuelle, décalée ce mois si pour cause de jour férié. Des suggestions de thème à aborder ? Envie de dire quelque chose ? C’est le moment où jamais. Ce sera comme d’habitude au local de l’OMS ( Office Municipal des Sports d’Alès ) à Tamaris à 20h30.
Dimanche 20, sortie à l’Aven de la Buse, des cordes, des étroitures, de belles heures souterraines en perspective.
Dimanche pluvieux dimanche heureux ! A demain ou jeudi ou dimanche
Clément

Aven des Seynettes – Mont bouquet

Jeudi de l’ascension, dieu n’existe pas mais les aventures de son fils nous autorisent des jours fériés fort profitables ! Avant hier Erwan à proposé d’aller se balader, j’ai rebondi en proposant une grotte que j’avais envie de visiter depuis un moment, l’Aven des Seynettes. C’est donc tous les deux que sommes allés nous glisser dans les falaises nord du Bouquet.

J’étais allé la chercher il y a quelques temps avec les coordonnées de l’inventaire Saint-Mauriçois de 1979, raté, c’est pas là du tout ! Nous avons suivi les instructions de la topo d’époque et celles d’un compte rendu de visite du GSBM de 1977. L’accès est difficile et nous croyons la trouver en rentrant dans un trou large se transformant très vite en boyau à désober (un chantier ?). En équilibre au dessus du vide nous finissons par trouver le petit trou du grand puit.

Je commence à équiper depuis des buis et on attaque la première verticale (P11) sacrément peuplée de méta attendant (peut-être) de se repaitre de viande humaine (Comment-ça, moi ? Arachnophobe ?), le deuxième puit (P18) est en 2 parties, une relativement étroite, un petit coude et ça s’évase dans un joli volume. Les 5 derniers mètres sont une formalité mais je reviendrai plus tard sur les cordes nécessaires à la descente.

En bas la salle est elle aussi en 2 parties, une couleur argile, cristallisée et boueuse, l’autre blanche, très concrétionnée avec des cheminées poussant le plafond à plus de 20m. Nous descendons dans le P5 menant au trou du vent, un bloc branlant le surplombe de façon inquiétante. En bas Erwan se glisse dans l’étroiture. L’humeur est plutôt à la balade qu’à ramper, nous remontons dans la grande salle pour profiter de quelques très belles choses et faire quelques photos coté blanc, coté argile nous trouvons de nombreux cristaux tombés d’une cheminée et quelques fossiles de coquillages très bien conservés.

je remonte en premier, Erwan déséquipe. Les arachnides n’ont pas eu raison de nous. Nous quittons les lieux par le haut pour rejoindre le chemin qui descend du col du Bourricot au Castelas et qui, finalement, longe les falaises. Mon légendaire sens de l’orientation nous a été très utile (hum, hum).

La fiche d’équipement de la topo de 79 annonce  P11 corde 15m, P18 corde 25m, P5 corde 6m et 5m pour la descente vers le trou du vent. Je ne suis pas un équipeur de compète, mes noeuds sont peut-être un peu longs mais si la corde de 25m utilisée pour le P11 était parfaite, la 35 pour le P18+P5 (c’est dans la continuité) était bien juste. Le CR du GSBM de 77 indique une corde de 40m pour aller jusqu’en bas, je vote plutôt 50m mini pour ne pas avoir à faire d’économies (60gr le m, on est pas à 1kg près à mon avis).

Belle balade, belle cavité, on est content, merci jésus !



Repérage, pas très loin du Mas Dieu.

B : 44.20698°N 4.08524°E
Positionnement à recouper avec carte IGN (marquage grotte)
Entrée grillagée (sondage ? ) court tunnel avec carrefour, arrêt à gauche et en face (quelques mètres),  à droite petit cheminement qui remonte à la surface (lumière) présence d’une racine énorme ( ophiophobe s’abstenir).

Présence d’une autre cavité ( naturelle + sondages/grattage ) très proche semble instable, présence d’étais en bois carbonisés qui n’ont plus aucune utilité. Deux petites remontées supplémentaires à « explorer ».

C : 44.20751°N 4.08884°E Petit trou à « explorer » plus haut après le pointage sur le même chemin.

Bonus : Aperçu de la mine découverte du Mas Dieu.

4 grottes sinon rien !

Samedi 28 avril, la sortie était programmée, avait été annoncée et c’est donc tout naturellement que nous nous sommes retrouvés Manuella et moi à 14h pour une virée dans le nord. L’objectif consistait à visiter des parties de la grotte de la Barbette que nous ne connaissions pas et de repérer l’Aven de la Buse.

Sur le parking on s’équipe. A priori l’aven de la Buse devait être équipé en fixe mais nous décidons d’embarquer 2 cordes et quelques mousquifs dans le kit au cas où. La descente du ressaut ne pose pas de problème. On farfouille et on équipe, pas de corde ici. Naturellement nous descendons sur le « puit bouché » et trouvons l’étroiture menant au P18. Manuella s’engage dans le laminoir qui suit et m’annonce que si c’est broché, point de corde ici non plus… Nous n’avions pas de quoi équiper tous les fractios et nous décidons de remonter et de revenir bientôt (le samedi 20 mai) avec tout le matériel nécessaire pour enchainer (Quelqu’un a peut-être une fiche d’équipement ?). TPST 1h30

Sur ce nous filons à la Barbette voisine et attaquons la série d’étroitures vers le réseau de la diaclase. Nous en enchainons plusieurs avant d’arriver un passage bas que je n’hésite pas à qualifier d’étroiture (petite) voute mouillante peu engageante, nous revenons en arrière et enchainons la grotte. Après le ressaut, à droite, un chantier est en cours, une désob fort étroite que nous laissons à sa place. Nous faisons quelques photos et montons vers LE laminoir. Manuella avance jusqu’à la petite salle quelques mètres plus loin, je m’engage, je passe mais pas à l’aise du tout je recule (zut). Nous remontons et jetons un coup d’oeil à l’équipement nécessaire pour descendre dans le puit central de la cavité, quelques vieux spits ne nous donnent pas trop envie, on sort. TPST 2h

Sur la route du retour nous décidons de faire un crochet par Sauvas et sa Goule. on s’équipe light (botte, casque) et descendons jusqu’à la vasque qui bloque le passage. Quel volume ! Il faudra revenir avec des palmes et un tuba à la belle saison.

Allez on s’casse ! Ah mais je crois qu’il y a une cavité pas loin, l’aven… Martin. Pas d’infos mais sa position sur mon GPS, let’s go. Après un bartassage intensif dans un lapiaz très vert nous trouvons le puit. Nous arrivons coté aplomb mais en faisant le tour on peut désescalader, en bas une échelle de piscine vissée permet de passer le dernier ressaut. Le puit d’une petite dizaine de mètres est superbe, couvert de mousses, en bas un chaos de blocs importants et ça file. On s’engage. Une désob à gauche, un autel au fond et ça file un peu à droite, on est en short. On reviendra.

Retour sur la route, les oiseaux chantent, le soleil se couche, on est crades mais contents !

Faucon parle de la Fontaine de Champclos, récit d’un week-end sous terre.

(Il faut lire cet article en écoutant la 6ème  symphonie de Beethoven, Pastorale)

Samedi, rendez-vous au local de l’OMS en début d’après-midi et direction la frontière, Naves, Ardèche. Manu et Cécile, Jean-Pierre, Jean-Vincent et moi, Jean-François nous attend au bout de la route. Au bout de la route un chemin, au bout du chemin un ruisseau, au bout du ruisseau une grotte, mais nous y reviendrons. On file droit dans la pente (vers le haut) et là nous trouvons la lourde trappe de l’entrée artificielle de la grotte de la Fontaine de Champclos ! Le P6 est rapidement équipé mais peut se désescalader, on la joue sécure. De suite un couloir de grandes dimensions en virage à gauche, pas de grande perspective immédiate, un passage en main courante en surplomb d’un lac, une montée sur une grande coulée de calcite et là plus rien… Enfin, plus rien dans le faisceau de la lampe, le plafond et le mur d’en face sont trop loin… On se pose au milieu de la salle, 40m sous le plafond rond, prés du mont-blanc (l’immense concrétion qui donne son nom à cette salle) et on essaye d’appréhender le volume, je n’ai pas réussi. Nous enchainons dans une grande galerie toute en hauteur puis dans une salle plus petite mais pas moins haute que la précédente, la salle de la vire. Nous en faisons le tour, Manu grimpe dans un méandre mais l’accès à la suite est complexe, nous revenons en arrière. Dans la galerie reliant les deux salles plusieurs puits donnent accès au réseau actif, nous descendons dans le premier. Le réseau amont est fossile, un vrai méandre qui tortille, pas évident pour un « grand » gabarit comme le mien, nous filons vers l’aval, actif, jusqu’à un laminoir mouillant, un « lamouilloir ». Nous remontons, équipons un autre puit pour revenir à notre lamouilloir… OK on enchaine. Retour à la salle du mont-blanc, nous suivons l’actif dans un couloir aux proportions inverses de la précédente, toute en largeur qui queute au plafond mais donne accès à la sortie naturelle en voute très mouillante sur une plusieurs centaines de mètres, nous laissons les Niphargus tranquille. On remonte. La sortie se fait rapidement par le puit artif en escalade, le courant d’air à la sortie est spectaculaire. A la descente nous filons voir la sortie naturelle (celle du début, vous vous souvenez ?), Manu s’y engage et nous confirme la difficulté du passage. Fin-aout on y retourne ? Très belle cavité, cadre idyllique, grand volumes, beaucoup de sourires.

Ça c’était samedi. Aujourd’hui on est dimanche et notre nouveau membre, Nico, voulait aller sous terre. Banco ! Une cavité qu’on ne connait pas, de la verticale pour l’initier, l’Aven du Faucon à Brouzet ! (Désolé Manu, tu voulais nous y emmener, je n’ai pas résisté). Nico exhibe une superbe combi Cévennes Évasion bleue toute neuve, un bleu auquel il manque du marron… Le GPS nous emmène sur l’entrée du superbe puit. J’équipe avec un fractio pour que le péquélet apprenne, je descends, il me suit, il a tout compris. En bas des escargots, une chenille, trois crapauds, des araignées et des monticules d’ossements, on se pourrait se croire dans un film d’horreur ! Un wagon de bestioles sont tombées ici et y ont laissé la vie. Nous descendons dans le chaos de pierraille jusqu’au fond, un peu de boue pour salir Nico et on remonte. une vraie araignée ce Nico, il passe le fraction avec aisance, je le suis, on déséquipe et on boit une bière. Il fait chaud c’est le printemps, que demande le peuple ?

Aven de la Portalerie (Aveyron).

Aven de la Portalerie (Aveyron).

Cet aven, grande classique du Larzac, est très utilisé en initiation pour la première partie du réseau.
Étant présent pour le congrès régional Occitanie qui avait lieu à Nant, à une quinzaine de kilomètres de là, je profite de l’équipement en cours avec deux collègues de la CoMed pour en faire la visite.

Accès
Depuis Alès, passer par St Hippolyte-du-Fort, Le Vigan, Alzon, Sauclières (que l’on évite) en direction de Cornus par la D7.
Peu après le croisement menant à La Couvertoirade, on arrive à La Blaquèrerie. Dans le village, prendre à droite une petite route sinueuse en direction de La Portalerie (panneau indicateur à l’entrée de la route). Dépasser les deux maisons et un panneau indique rapidement le parking pour l’aven.
De là une sente mène à l’entrée de l’aven à moins de 100m.

Description
L’entrée est un large puits moussu et chaotique. La descente se fait entre deux blocs, avec un P18 plein gaz. En bas on suit une bonne galerie sinueuse, qui s’enfonce progressivement sous terre.
Une galerie part rapidement à gauche, munie d’une ligne électrique, mais elle bute sur une porte, sans doute liée à des travaux en cours.
On passe au dessus d’un gour sans issue, la galerie remonte et amène à une succession de quatre gours étagés, équipés d’une main courante en fixe.
Un P10 puis un R8 atterrissant dans l’eau d’un dernier gour (rappel guidé possible s’il y a trop d’eau).
On débouche ensuite dans la Grande salle. Salle haute et large, à fond plat, concrétionnée, dont la partie gauche est occupée par un vaste éboulis chaotique et boueux.
La suite est au fond de la salle, en montant à gauche, mais le reste du réseau étant étroit, boueux et complexe, notre visite s’est arrêtée là, à 300m de l’entrée et à -57.
TPST : compter 3 heures avec l’équipement, 2h en visite équipée.
Pas de difficultés particulières, progression très agréable surtout dans la partie des gours où l’on peut prendre de sympathiques photos d’action.

Fiche d’équipement
La cavité est brochée, cordes de main courante en fixe dans les gours.
La fiche n’a malheureusement pas été relevée puisque la cavité était déjà équipée, ce qui suit est donc sous réserve.
P18 : main courante sur Nat, 2 broches, 1 dev sur bloc de gauche, corde 30m environ.
P10 : 2 broches + main courante, corde 15m.
R8 : 2 broches + main courante, 1 dev malcommode en rive droite, corde 15 m.

Bibliographie
Grottocenter : https://www.grottocenter.org/html/file_De.php?check_lang_auto=false&lang=En&category=entry&id=63
Topo par le GERSAM.

L’article en fichier .docx
Aven-de-la-Portalerie.docx

AVEN DE LA PORTALERIE FICHIER PDF AVEC TOPO :
Aven de la portalerie-Aveyron-La couvertoirade.pdf

 

Aven Sabot, aven Dugas ( ville de Banne – Ardèche )

Dimanche 25 mars 2018, Clément et moi voulions encore goûter à l’aventure des cavités de l’Ardèche avec l’appui du livre « Paiolive Souterrain ». Après avoir mis Michel et Patrice dans le coup, nous voici tous les quatre partis dans le vaste réseau autour de Banne; deux cavités dans notre ligne de mire : l’aven du Sabot et l’Aven Dugas.

Grace à la mémoire de Michel et le GPS de Clément, l’entrée de l’aven du Sabot fut très rapidement devant nos yeux. Là, une boite à lettres en guise de porte nous attendait.

Quelques chatières plus tard ce fut un petit puits  de 10 mètres qui nous tendait les bras. Michel posa deux amarrages naturels et nous étions prêts à nous encordés pour découvrir la salle de la Draperie.

A partir de cette salle, le parcours fut plus glaiseux… argileux… très BOUEUX : une montée de rocher en rocher, une étroiture et nous voici dans le réseau supérieur de l’Aven. Mais où et comment accéder à la seconde salle de l’aven, la salle du Mastodonte ?

Michel me fit la courte échelle mais  la boue me rattrapa aux baskets et nous abdiquions sans toutefois abandonner définitivement la partie : affaire à suivre en saison plus sèche.

L’aven Dugas fut, lui, également, très rapidement repéré : petite entrée suivie d’une étroiture avant d’accéder à une vire donnant sur un puits d’une quinzaine de mètres. Michel opta pour un amarrage naturel. La question épineuse du moment fut comment mettre la déviation de manière cohérente pour éviter le frottement de la corde contre la paroi. Patrice fit un premier essai, Clément un deuxième et enfin Clément un troisième en transformant la déviation en fractionnement.

La remontée du puits fut tour à tour, personne après personne, ponctuée par un « c’est joli » ; est-ce cela la pensée collective ?

A la sortie, le soleil était toujours présent et la bière nous attendait calmement dans le coffre de la voiture. Ce fut un bel après-midi.

Réunion mensuelle SCSP jeudi 12 avril à 20h30

Bien chers tous,

C’est non sans émotion que je vous annonce la tenue de la prochaine réunion mensuelle de notre groupe souterrain ce jeudi 12 avril à 20h30, comme d’habitude au local de l’OMS à Tamaris.
 
Dans cette optique toutes les suggestions de sujet à ajouter à l’ordre du jour sont bienvenues
 
A jeudi.
 
Clément

Réinventer l’eau chaude…

J’ai inventé l’eau chaude ! Enfin non mais l’idée est là.

Hier je suis allé bartasser, je n’ai rien découvert mais après avoir trouvé des cavités sur les cartes (IGN, Garmin… ) je me suis mis en tête de les trouver en vrai et éventuellement de rafraichir leurs coordonnées.

Je suis allé dans la plaine de la Cocalière et j’ai retrouvé l’aven du Charnier à Courry (dans le Gard, donc). La seule trace trouvée sur le net de cet aven est un repérage le jeudi 26 mars 1970 par le spéléo club de Villeurbanne de passage dans le coin, pas de topo ni d’infos. Je ne pense pas que qui que ce soit y soit descendu depuis des lustres.

 

J’ai ensuite traversé la frontière Gardèchoise et à quelques dizaines de mètres de la route côté ouest j’ai trouvé l’aven Crégut (aussi identifié Grégut selon les sources). Petite entrée verticale entre deux rochers, 2 vieux spits rouillés mais aussi 2 spits brillants juste à droite laissent penser qu’il a été visité il y à peu.

Un inventaire de 1955 en dit : « Salles concrétionnées, étroitures désobstruées, puit terminal impraticable, présence de cylisticus convexus (une variété de cloporte) »

Aven visité le jeudi 26 mars 1970 par le spéléo club de Villeurbanne.

 

De l’autre côté de la route, un peu plus loin, on trouve l’aven du Crime. Enfin on trouve… Il ne suffit pas d’avoir les cordonnées et un GPS, l’entrée de la cavité se trouve dans un (presque) inextricable bartas/ronces, 45 minutes à m’accrocher partout pour finalement la trouver à 10m de sa situation supposée (10m avec 50cm de visibilité c’est beaucoup). Très belle entrée, 2 spits brillants à gauche, une plaquette à l’intérieur, on trouve plus d’infos sur cette cavité que sur les précédentes. Mercredi 25 mars 1970 les villeurbanois sont descendus de 32m et ont vu un grand rhinolophe.

L’inventaire de 1955 décrit : « Bouche en partie voutée, verticale (-28), salle NNE-SSO (-32) longueur 15m, vers le NO couloir bifurqué avec cheminées, longueur totale 105m »

 

Aujourd’hui (lundi de Pâques) j’ai changé de coin et je suis allé voir une cavité dont un ami m’a parlé à Bouquet. Quelques recherches (inventaire du Bouquet, Groupe Spéléo Saint-Mauriçois, 1979) me montre qu’il s’agit de l’émergence de Cabassut. On y apprend que son développement est inférieur à 300m. L’observation de ce jour montre qu’elle a été active récemment, c’est tout propre en aval. Des cailloux (quelques kilos c’est encore des cailloux ?) encombrent un peu l’entrée, j’en ai empilé quelques uns pour faire un « petit muret » en en sortant quelques uns de l’entrée, sous une falaise. Je pénètre la cavité, une conduite forcée d’1,20 de diamètre au départ qui se rétrécie rapidement après quelques mètre. Etant seul je n’irai pas plus loin (en plus y avait une grosse araignée).

 

Je n’ai rien découvert, on ne manque pas de cavités mais si on veut aller visiter ces 4 là, on est un peu plus à jour. Je tiens les coordonnées mises à jour à votre disposition, peut-être même puis-je les publier sur GrottoCenter ? Un avis ?

J’ai trouvé dans le mémoire de DEA de Jean-Louis GUYOT publié en 1980 les topos des Avens du Crime et Crégut :