RDV 8h dimanche matin…

Et ce fut fait ! 9h tapantes nous sommes sur le parking commun Estévan, Barbette, Buse.

Extérieur matin, soleil, chaleur. 5 personnes, Manuella, Patrice, Erwan, Yohan et Clément enkittent des cordes, plein de cordes et des mousquifs aussi, plein ! C’est notre première virée un peu… Comment dire… Difficile (c’est la réputation de la cavité), longue, sérieuse ? C’est donc avec un peu trop de matos sur le dos que nous rentrons dans la Buse à 9h50, L’équipement de la descente d’entrée et du P18 prennent 45′.

Nous progressons en découvrant quelques merveilles de concrétions par endroits puis de la boue et des étroitures, méandre… Puis une étroiture en particulier, en zig-zag, Yohann puis Manuella passent. Je ne suis pas serein et le virage à droite, mal négocié, me vaut de sentir monter l’angoisse. Erwan m’a dit après que j’étais juste mal placé pour pousser sur mes jambes. Sortis de là on se ré-équipe et on descend le R8 qui nous fait pénétrer la grande salle. Je profite de l’occasion pour lâcher quelques jurons cathartiques bien sentis.

Midi approche, on mange. Je fais un tour de la grande salle, la corde qui remonte pour passer dans la salle d’à côté est là. Au point bas un étron et du PQ vaguement masqués par un caillou me rappelle que je fais parti d’une espèce potentiellement minable de mammifère. La grande salle est occupée par des blocs concrétionnés tombés du plafond, spectaculaire. De plus les cheminées donnent une impression de très grande hauteur et en fait c’est vrai que c’est haut ! Par endroit des bouquets d’excentriques fleurissent.

Nous franchissons le col, arrivé le premier j’attaque directement la montée vers le réseau sup. OK on aurait pu en discuter avant, je suis parti bille en tête sans concertation, à changer. La montée est rendu malcommode par les cordes très glissantes et les fractios parfois un peu raides. Arrivé en haut Yohan me rejoint et on se prend une grosse claque avec les… Comment décrire ce phénomène ? Des aiguilles ? Yohann trouve que ça à l’air organique, comme de gigantesques moisissures, des formes et des structures folles, du transparent, du blanc et du jaune, des fistuleuses en colonnes, bref il faut monter, c’est réellement extraordinaire !

Quand Manuella et Patrice arrivent on descend avec en tête d’équiper la main-courante vers la salle du chat. La corde glissante me fait une petite chaleur en filant un peu vite à mon gout. Manuella et Patrice redescendent.

J’attaque la main-courante fatigué mais motivé. Une manip à la con me fait lâcher ma poignée, elle file au fond du puit du lac… Donc voila le signal, on est claqués, on arrête là. Je descends chercher ma poignée, fichée dans la boue 20m plus bas. Erwan déséquipe la main-courante, je suis raide.

Le retour est calme, on est vannés, l’approche de l’étroiture Z m’angoisse. On fait passer 2 kits mais je n’y tiens plus, il faut que je passe de suite, je respire, je tremble, je me jette et je passe presque facilement, PUTAIN, tout ça pour ça. On enchaine.  Le P18, je déséquipe, laminoir, étroiture, montée, Patrice est resté pour m’aider à sortir le kit enflé de cordes. Il est encore là pour sortir le kit, il est 18h30.

Entre un orage en cours et un en préparation on se déséquipe et on range le bazar. Yohan file et nous on va se jeter un godet à Barjac, la pluie est là.

Plein les pattes et plein les yeux, ça va devenir un motto, c’est très vrai à la Buse. Prochain coup salle du chat et P30. Bonne nuit.

Semaine à venir : Session d’entrainement et réunion mensuelle

Bonjour à tous,

Demain lundi 14 mai c’est SETI, session d’entrainement technique indoor, à Brignon à partir de 18h, Mathieu du CDS30 ( Comité départemental de spéléologie du Gard ) sera là pour répondre à nos questionnements divers et des cordes dans tous les sens mais surtout verticales nous permettrons de passer à l’action. Covoiturage au départ d’Alès ?
Jeudi 17 c’est notre réunion mensuelle, décalée ce mois si pour cause de jour férié. Des suggestions de thème à aborder ? Envie de dire quelque chose ? C’est le moment où jamais. Ce sera comme d’habitude au local de l’OMS ( Office Municipal des Sports d’Alès ) à Tamaris à 20h30.
Dimanche 20, sortie à l’Aven de la Buse, des cordes, des étroitures, de belles heures souterraines en perspective.
Dimanche pluvieux dimanche heureux ! A demain ou jeudi ou dimanche
Clément

Aven des Seynettes – Mont bouquet

Jeudi de l’ascension, dieu n’existe pas mais les aventures de son fils nous autorisent des jours fériés fort profitables ! Avant hier Erwan à proposé d’aller se balader, j’ai rebondi en proposant une grotte que j’avais envie de visiter depuis un moment, l’Aven des Seynettes. C’est donc tous les deux que sommes allés nous glisser dans les falaises nord du Bouquet.

J’étais allé la chercher il y a quelques temps avec les coordonnées de l’inventaire Saint-Mauriçois de 1979, raté, c’est pas là du tout ! Nous avons suivi les instructions de la topo d’époque et celles d’un compte rendu de visite du GSBM de 1977. L’accès est difficile et nous croyons la trouver en rentrant dans un trou large se transformant très vite en boyau à désober (un chantier ?). En équilibre au dessus du vide nous finissons par trouver le petit trou du grand puit.

Je commence à équiper depuis des buis et on attaque la première verticale (P11) sacrément peuplée de méta attendant (peut-être) de se repaitre de viande humaine (Comment-ça, moi ? Arachnophobe ?), le deuxième puit (P18) est en 2 parties, une relativement étroite, un petit coude et ça s’évase dans un joli volume. Les 5 derniers mètres sont une formalité mais je reviendrai plus tard sur les cordes nécessaires à la descente.

En bas la salle est elle aussi en 2 parties, une couleur argile, cristallisée et boueuse, l’autre blanche, très concrétionnée avec des cheminées poussant le plafond à plus de 20m. Nous descendons dans le P5 menant au trou du vent, un bloc branlant le surplombe de façon inquiétante. En bas Erwan se glisse dans l’étroiture. L’humeur est plutôt à la balade qu’à ramper, nous remontons dans la grande salle pour profiter de quelques très belles choses et faire quelques photos coté blanc, coté argile nous trouvons de nombreux cristaux tombés d’une cheminée et quelques fossiles de coquillages très bien conservés.

je remonte en premier, Erwan déséquipe. Les arachnides n’ont pas eu raison de nous. Nous quittons les lieux par le haut pour rejoindre le chemin qui descend du col du Bourricot au Castelas et qui, finalement, longe les falaises. Mon légendaire sens de l’orientation nous a été très utile (hum, hum).

La fiche d’équipement de la topo de 79 annonce  P11 corde 15m, P18 corde 25m, P5 corde 6m et 5m pour la descente vers le trou du vent. Je ne suis pas un équipeur de compète, mes noeuds sont peut-être un peu longs mais si la corde de 25m utilisée pour le P11 était parfaite, la 35 pour le P18+P5 (c’est dans la continuité) était bien juste. Le CR du GSBM de 77 indique une corde de 40m pour aller jusqu’en bas, je vote plutôt 50m mini pour ne pas avoir à faire d’économies (60gr le m, on est pas à 1kg près à mon avis).

Belle balade, belle cavité, on est content, merci jésus !



4 grottes sinon rien !

Samedi 28 avril, la sortie était programmée, avait été annoncée et c’est donc tout naturellement que nous nous sommes retrouvés Manuella et moi à 14h pour une virée dans le nord. L’objectif consistait à visiter des parties de la grotte de la Barbette que nous ne connaissions pas et de repérer l’Aven de la Buse.

Sur le parking on s’équipe. A priori l’aven de la Buse devait être équipé en fixe mais nous décidons d’embarquer 2 cordes et quelques mousquifs dans le kit au cas où. La descente du ressaut ne pose pas de problème. On farfouille et on équipe, pas de corde ici. Naturellement nous descendons sur le « puit bouché » et trouvons l’étroiture menant au P18. Manuella s’engage dans le laminoir qui suit et m’annonce que si c’est broché, point de corde ici non plus… Nous n’avions pas de quoi équiper tous les fractios et nous décidons de remonter et de revenir bientôt (le samedi 20 mai) avec tout le matériel nécessaire pour enchainer (Quelqu’un a peut-être une fiche d’équipement ?). TPST 1h30

Sur ce nous filons à la Barbette voisine et attaquons la série d’étroitures vers le réseau de la diaclase. Nous en enchainons plusieurs avant d’arriver un passage bas que je n’hésite pas à qualifier d’étroiture (petite) voute mouillante peu engageante, nous revenons en arrière et enchainons la grotte. Après le ressaut, à droite, un chantier est en cours, une désob fort étroite que nous laissons à sa place. Nous faisons quelques photos et montons vers LE laminoir. Manuella avance jusqu’à la petite salle quelques mètres plus loin, je m’engage, je passe mais pas à l’aise du tout je recule (zut). Nous remontons et jetons un coup d’oeil à l’équipement nécessaire pour descendre dans le puit central de la cavité, quelques vieux spits ne nous donnent pas trop envie, on sort. TPST 2h

Sur la route du retour nous décidons de faire un crochet par Sauvas et sa Goule. on s’équipe light (botte, casque) et descendons jusqu’à la vasque qui bloque le passage. Quel volume ! Il faudra revenir avec des palmes et un tuba à la belle saison.

Allez on s’casse ! Ah mais je crois qu’il y a une cavité pas loin, l’aven… Martin. Pas d’infos mais sa position sur mon GPS, let’s go. Après un bartassage intensif dans un lapiaz très vert nous trouvons le puit. Nous arrivons coté aplomb mais en faisant le tour on peut désescalader, en bas une échelle de piscine vissée permet de passer le dernier ressaut. Le puit d’une petite dizaine de mètres est superbe, couvert de mousses, en bas un chaos de blocs importants et ça file. On s’engage. Une désob à gauche, un autel au fond et ça file un peu à droite, on est en short. On reviendra.

Retour sur la route, les oiseaux chantent, le soleil se couche, on est crades mais contents !

Faucon parle de la Fontaine de Champclos, récit d’un week-end sous terre.

(Il faut lire cet article en écoutant la 6ème  symphonie de Beethoven, Pastorale)

Samedi, rendez-vous au local de l’OMS en début d’après-midi et direction la frontière, Naves, Ardèche. Manu et Cécile, Jean-Pierre, Jean-Vincent et moi, Jean-François nous attend au bout de la route. Au bout de la route un chemin, au bout du chemin un ruisseau, au bout du ruisseau une grotte, mais nous y reviendrons. On file droit dans la pente (vers le haut) et là nous trouvons la lourde trappe de l’entrée artificielle de la grotte de la Fontaine de Champclos ! Le P6 est rapidement équipé mais peut se désescalader, on la joue sécure. De suite un couloir de grandes dimensions en virage à gauche, pas de grande perspective immédiate, un passage en main courante en surplomb d’un lac, une montée sur une grande coulée de calcite et là plus rien… Enfin, plus rien dans le faisceau de la lampe, le plafond et le mur d’en face sont trop loin… On se pose au milieu de la salle, 40m sous le plafond rond, prés du mont-blanc (l’immense concrétion qui donne son nom à cette salle) et on essaye d’appréhender le volume, je n’ai pas réussi. Nous enchainons dans une grande galerie toute en hauteur puis dans une salle plus petite mais pas moins haute que la précédente, la salle de la vire. Nous en faisons le tour, Manu grimpe dans un méandre mais l’accès à la suite est complexe, nous revenons en arrière. Dans la galerie reliant les deux salles plusieurs puits donnent accès au réseau actif, nous descendons dans le premier. Le réseau amont est fossile, un vrai méandre qui tortille, pas évident pour un « grand » gabarit comme le mien, nous filons vers l’aval, actif, jusqu’à un laminoir mouillant, un « lamouilloir ». Nous remontons, équipons un autre puit pour revenir à notre lamouilloir… OK on enchaine. Retour à la salle du mont-blanc, nous suivons l’actif dans un couloir aux proportions inverses de la précédente, toute en largeur qui queute au plafond mais donne accès à la sortie naturelle en voute très mouillante sur une plusieurs centaines de mètres, nous laissons les Niphargus tranquille. On remonte. La sortie se fait rapidement par le puit artif en escalade, le courant d’air à la sortie est spectaculaire. A la descente nous filons voir la sortie naturelle (celle du début, vous vous souvenez ?), Manu s’y engage et nous confirme la difficulté du passage. Fin-aout on y retourne ? Très belle cavité, cadre idyllique, grand volumes, beaucoup de sourires.

Ça c’était samedi. Aujourd’hui on est dimanche et notre nouveau membre, Nico, voulait aller sous terre. Banco ! Une cavité qu’on ne connait pas, de la verticale pour l’initier, l’Aven du Faucon à Brouzet ! (Désolé Manu, tu voulais nous y emmener, je n’ai pas résisté). Nico exhibe une superbe combi Cévennes Évasion bleue toute neuve, un bleu auquel il manque du marron… Le GPS nous emmène sur l’entrée du superbe puit. J’équipe avec un fractio pour que le péquélet apprenne, je descends, il me suit, il a tout compris. En bas des escargots, une chenille, trois crapauds, des araignées et des monticules d’ossements, on se pourrait se croire dans un film d’horreur ! Un wagon de bestioles sont tombées ici et y ont laissé la vie. Nous descendons dans le chaos de pierraille jusqu’au fond, un peu de boue pour salir Nico et on remonte. une vraie araignée ce Nico, il passe le fraction avec aisance, je le suis, on déséquipe et on boit une bière. Il fait chaud c’est le printemps, que demande le peuple ?

Réinventer l’eau chaude…

J’ai inventé l’eau chaude ! Enfin non mais l’idée est là.

Hier je suis allé bartasser, je n’ai rien découvert mais après avoir trouvé des cavités sur les cartes (IGN, Garmin… ) je me suis mis en tête de les trouver en vrai et éventuellement de rafraichir leurs coordonnées.

Je suis allé dans la plaine de la Cocalière et j’ai retrouvé l’aven du Charnier à Courry (dans le Gard, donc). La seule trace trouvée sur le net de cet aven est un repérage le jeudi 26 mars 1970 par le spéléo club de Villeurbanne de passage dans le coin, pas de topo ni d’infos. Je ne pense pas que qui que ce soit y soit descendu depuis des lustres.

 

J’ai ensuite traversé la frontière Gardèchoise et à quelques dizaines de mètres de la route côté ouest j’ai trouvé l’aven Crégut (aussi identifié Grégut selon les sources). Petite entrée verticale entre deux rochers, 2 vieux spits rouillés mais aussi 2 spits brillants juste à droite laissent penser qu’il a été visité il y à peu.

Un inventaire de 1955 en dit : « Salles concrétionnées, étroitures désobstruées, puit terminal impraticable, présence de cylisticus convexus (une variété de cloporte) »

Aven visité le jeudi 26 mars 1970 par le spéléo club de Villeurbanne.

 

De l’autre côté de la route, un peu plus loin, on trouve l’aven du Crime. Enfin on trouve… Il ne suffit pas d’avoir les cordonnées et un GPS, l’entrée de la cavité se trouve dans un (presque) inextricable bartas/ronces, 45 minutes à m’accrocher partout pour finalement la trouver à 10m de sa situation supposée (10m avec 50cm de visibilité c’est beaucoup). Très belle entrée, 2 spits brillants à gauche, une plaquette à l’intérieur, on trouve plus d’infos sur cette cavité que sur les précédentes. Mercredi 25 mars 1970 les villeurbanois sont descendus de 32m et ont vu un grand rhinolophe.

L’inventaire de 1955 décrit : « Bouche en partie voutée, verticale (-28), salle NNE-SSO (-32) longueur 15m, vers le NO couloir bifurqué avec cheminées, longueur totale 105m »

 

Aujourd’hui (lundi de Pâques) j’ai changé de coin et je suis allé voir une cavité dont un ami m’a parlé à Bouquet. Quelques recherches (inventaire du Bouquet, Groupe Spéléo Saint-Mauriçois, 1979) me montre qu’il s’agit de l’émergence de Cabassut. On y apprend que son développement est inférieur à 300m. L’observation de ce jour montre qu’elle a été active récemment, c’est tout propre en aval. Des cailloux (quelques kilos c’est encore des cailloux ?) encombrent un peu l’entrée, j’en ai empilé quelques uns pour faire un « petit muret » en en sortant quelques uns de l’entrée, sous une falaise. Je pénètre la cavité, une conduite forcée d’1,20 de diamètre au départ qui se rétrécie rapidement après quelques mètre. Etant seul je n’irai pas plus loin (en plus y avait une grosse araignée).

 

Je n’ai rien découvert, on ne manque pas de cavités mais si on veut aller visiter ces 4 là, on est un peu plus à jour. Je tiens les coordonnées mises à jour à votre disposition, peut-être même puis-je les publier sur GrottoCenter ? Un avis ?

J’ai trouvé dans le mémoire de DEA de Jean-Louis GUYOT publié en 1980 les topos des Avens du Crime et Crégut :

Grotte du Barry de Saint-Ferréol

Jeudi matin de printemps, nous voila en route, Erwan, Jean-Vincent et moi,  vers le nord, Saint-Privat-de-Champclos pour être plus précis et la Grotte du Barry de Saint-Ferréol.

Il semble y avoir un litige sur les coordonnées entre la topo de 1981 (en Lambert) et la position de la grotte du Barri sur GrottoCenter, je vais y travailler. Bref.

Vers 10h nous pénétrons la cavité et arrivés au puits je décide d’équiper le P29 et la vire qui y donne accès (après tout on est là pour se faire plaisir). Il y a beaucoup de spits, certains sont bien fatigués, il y a aussi de quoi faire de beaux AN.

Je descends le premier et il semble y avoir un peu de gaz au fond, bien chers anciens, un avis sur la questions ? Jean-Vincent me rejoint mais pas trop à l’aise décide de remonter. Erwan descend dans la foulée. Nous passons dans la salle d’à côté dont le plancher est percé. De beaux gourds pleins et de jolies fistuleuses nous accueillent. Un court mais malcommode rappel nous permet de descendre d’un étage. Quelques mètres plus loin nous stoppons devant une étroiture descendante glissante donnant sur la salle la plus basse de la cavité, on remonte essoufflés.

Revenus au « rez-de-chaussée » nous filons tous les trois vers le fond de la cavité. Une belle et grande salle, de grandes colonnes concrétionnées noircies par des années de visites à l’acéto et surtout, partout, des moignons de concrétions. La grotte a semble-t-il longtemps alimenté les marchés aux minéraux de la région, elle a été vandalisée (y compris au bas des puits) depuis des décennies. Partout de petites excentriques et fistuleuses montrent que la grotte se reconstruit, elle est toujours vivante !

Nous reprenons le chemin de la surface où le soleil nous accueille vers 14h, un couple de vautours percnoptère tourne au dessus de nous.

Nous n’avons pas pu tout faire (en particulier le réseau est et les étroitures au nord qui n’apparaissent pas sur la topo de 81) mais cette classique est très agréable pour les familles ou pour ceux qui veulent équiper les puits et descendre.

 

Agas !

Agas, ce nom résonnait dans mon esprit depuis le début de ma carrière de spéléo il y a… 2 ans et demi… Profond, gazé, c’était un peu inquiétant et donc du coup un peu attirant aussi.

Nous sommes arrivés à 15h au bord de la doline à quelques mètres de la route, Manuella, Patrice et moi. L’entrée est très belle, verte et semblant sans fond.

Les premiers mètres sont à équiper, un AN sur un arbre, 6 mousquetons pour accéder à la corde en place et on attaque la descente. Premier arrêt à -37 dans une petite salle constellée d’os divers, de quelques chiro somnolents et de grosses mouches…

De là on file dans le grand puit. Quel puit ! Un puit qui se divise, s’encombre et se rouvre, spectaculaire ! Il ne pleuvait pas en surface mais il pleuvait sous terre.

Arrivés à la salle des repas nous nous engageons dans le méandre qui mène au puit descendant au siphon du fond (un si-fond ?). Nous savions qu’il était probablement bien gazé mais nous voulions le voir. Je me suis engagé dans le petit toboggan qui en précède l’accès et moyennant 2 mousquetons j’ai équipé le puit, ne serait-ce que pour me pencher et le voir. Après discussion nous décidons de descendre à -155m ! Arrivé en bas je respirais un peu vite mais sans difficulté, Manuella et Patrice m’ont rejoint.

Clic clac kodak, on remonte, là on sent le gaz, l’attaque de la montée est raide mais 32m plus haut on se sent déjà mieux.

l’heure tournait et plus de 100m nous séparant de la surface nous en reprenons le chemin enfin, la corde…

En remontant un chiro me frôle, flop flop feutré devant les yeux.

En surface les derniers mètres tirent sur bras, on déséquipe, il est 20h. Il pleut un peu.

Nous somme fatigués mais heureux, nous sommes allés au fond. Hé les plongeurs, vous êtes vraiment dingues 😉

 

Grotte nord du Château de Banne, suite !

Jeudi 1 mars, Erwan, Manuella et moi sommes retournés à Banne pour poursuivre notre  visite de la grotte nord de Banne (page 123 du Païolive Souterrain de Michel Chabaud). Après quelques péripéties dues à la neige (se garer, se changer, grimper dans la colline) nous rentrons dans la grotte et nous nous réchauffons un brin.

Nous avons commencé par refaire le réseau Bécamel puis en équipant le puit (non indiqué sur la topo) qui s’y trouve. Nous descendons sur une plate forme 5m plus bas pour constater que ça file vers le bas mais en devenant de plus en plus étroit, nous remontons.

En remontant vers l’entrée pour filer vers l’ouest dans le méandre nous constatons que la température chute nettement au niveau dudit méandre. Nous passons la vire direction la salle Jean Duc. rentré le premier dans la salle je file vers le sud de la salle pour monter sur la corde qui y est installée (et n’est pas non plus sur la topo), arrivé au fractio je constate que la salle se prolonge et que la corde continue à monter dans une cheminée au plafond, je grimpe. Manuella et Erwan suivaient.

Là-haut je me retrouve face à une étroiture désobée avec du vent qui en sort, pas un courant d’air, du vent. J’hésite à m’engager dans le petit trou ne voyant pas à quoi ça ressemble derrière et si je pourrai me retourner ou reculer. Manuella « la furette » s’y précipite et Erwann arrive. Quand je lui demande si ça file et si il y a a de la place elle rigole, me dit de venir, qu’il y a une surprise…

De la neige, la grotte est si grande à cet endroit qu’il y neige… Non, bien sur, nous voila dehors, dans l’enceinte du château ! Quelle surprise et quel bonheur ! Voila pourquoi il fait froid dans le méandre, ça traverse.

Après avoir sali la neige nous retournons dans la planète, les bottes en caoutchouc ayant une isolation thermique négative. Nous redescendons dans la cavité. Arrivé en bas le premier je tache de faire quelques photos de Manuella et Erwan descendant sur la corde jusqu’à la grande salle. Je jette un coup d’oeil sur ma montre… Plus de montre…

J’ai fait un aller/retour exprès à la surface (je l’avais consulté en haut) mais n’en trouve nulle trace, Repose en paix Suunto X6.

Je redescends, Manuella faisait visiter à Erwan les parties déjà vues le samedi précédent. Nous retournons sur la vire surplombant le P10 que nous équipons côté méandre. Un premier noeud de main courante, un spit et un amarrage sur la main courante en place et une dev à mi-hauteur plus loin nous voila évoluant dans l’argile molle et collante. Nous visitons la salle dans le calme pour ne pas ennuyer les petit chiro qui pioncent là. Erwan descend au point bas, il n’y a pas plus à voir. Nous remontons, Erwan déséquipe et nous rangeons tout avant de sortir se peler dehors.

Pendant que je tassais mon kit, j’aperçois un objet collé dans l’argile sur ma botte droite, une montre Sunnto X6 de 2003……. Elle avait probablement glissé dans ma combi et est descendue dans ma jambe quand j’ai retiré mon baudard, Alleluia ! Superbe conclusion d’une sortie très excitante et plein de surprise !

Enfin conclusion… La sortie est étroite et rendue glissante par la neige, dehors il pleut et il faut redescendre jusqu’à la voiture dans la neige, il fait très froid, on y voit rien pour cause de brouillard, on se change frigorifiés, la routine en somme.

Cette cavité est super, on peut se balader dans le premier réseau horizontal, passage de vire, puits, grands volumes et gentilles étroitures, traversée vers le château ! Nous ne savons pas qui a fait la jonction avec la surface et si une version à jour de la topo existe.

 

Grotte nord du Château de Banne

Samedi 24 février, Manuella et moi sommes allés à Banne en Ardèche pour découvrir la Grotte nord du Château de Banne ! (Les coordonnées et la topo de la cavité sont disponibles page 123 du Païolive Souterrain de Michel Chabaud, édité par… La SCSP !)

C’était pour nous une première sortie « technique » sans un « ancien » pour nous guider, la cavité comportant des puits à équiper. Du parking, 150m sont à parcourir dans les bartas pour trouver la petite entrée.

Nous avons commencé par le réseau Bécamel qui est horizontal. Un puit n’est pas indiqué sur la topo, nous n’avons pas eu le temps d’aller le visiter (il faudra donc y retourner). Revenant sur nos pas nous nous sommes engagés dans le très beau méandre qui mène à une vire équipés en fixe surplombant un P10. Nous franchissons la vire et nous engageons dans une étroiture menant à une grande salle (Salle Jean Duc) dans laquelle se trouve une énorme concrétion (la Grande Pendeloque) toute de drapés à 17m de haut, au plafond. D’ici nous trouvons la faille qui constitue le P20 permettant de rejoindre le fond de la cavité. Moyennant un spit et un AN puis un autre AN pour un fractio, nous atterrissons dans une boue épaisse et collante et nous promenons jusqu’au fond. L’heure tournant et émus par cette première virée « comme des grands » nous décidons de remonter et de sortir avant la nuit après 3h sous terre.

Nous ne sommes pas descendus dans le P10 ni dans la partie non indiquée sur la topo, il faudra donc y retourner. Nous avons croisé une petite dizaine de petits rhinolophes. Une grille amovible à l’entrée interdit l’accès au blaireaux et renards tout en laissant nos petit chiroptères et spéléos vaquer s’ils le souhaitent.

Si vous êtes tentés par l’aventure, c’est quand vous voulez !